Faire la sieste sur la route ? Le bon geste pour la sécurité

Une étude de la Fondation Vinci Autoroute a démontré qu’une sieste avant de reprendre la route, était bien plus bénéfique qu’une simple pause.

Sur la route, la sécurité routière préconise de faire des pauses toutes les deux heures. Une mesure à ne pas prendre à légère, surtout lorsque l’on sait que la première cause d’accident mortel sur l’autoroute est la somnolence. Un danger des plus importants en cette période de vacances, synonyme pour beaucoup de long trajet en voiture démarré parfois aux aurores. La Fondation Vinci Autoroute vient d’effectuer une nouvelle étude qui démontre les bienfaits supérieurs d’une sieste à la mi-journée par rapport à une simple pause.

Des tests effectués en laboratoire

Pour réaliser cette étude, la quarantaine sujets, tous exempt de trouble de sommeil devaient arriver après avoir dormi au moins 8 heures les trois nuits précédent l’expérimentation. Les tests ont eu lieu en laboratoire, à l’aide de simulateur de conduite. Divers capteurs ont permis de mesurer l’état de fatigue, la somnolence ou encore l’anxiété ressentie au volant durant toute la durée de l’exercice.

Le test consistait à faire parcourir aux volontaires un trajet autoroutier de deux heures le matin, puis de prendre une collation suivi d’une pause de 30 minutes qui variaient suivant trois conditions : assis en restant éveillé, sieste dans un lit et sieste sur le sièges de la voiture. La route sur simulateur était ensuite reprise pour deux heures. La fondation précise que  »Chacun des 40 sujets a réalisé trois trajets, trois jours différents, pour expérimenter les trois situations ».

Une pause efficace

Une fois les deux heures de conduite du matin effectuées, les mesures montrent que la fatigue est bien présente. Celle-ci est en revanche moins importante de 25 % après la pause, quelle qu’elle soit cette dernière (sieste allongé dans un lit, sieste dans le siège de voiture ou pas de sieste). La nécessité d’une pause après deux heures de conduite est donc bien réelle.

En revanche la différence entre sieste et pas de sieste se remarque après seulement 20 minutes, une fois la reprise de la conduite effectuée. Ceux n’ayant pas effectué de sieste vont subir une accumulation de fatigue la faisant grimper à un niveau plus élevé que celui relevé à l’issue des deux heures de conduite du matin. Les volontaires ayant fait une sieste, dans un lit ou dans un siège de voiture, voient eux leur niveau de fatigue rester inférieur à celui enregistré après les deux heures de conduite du matin. La sieste sur un siège reste légèrement moins efficace que celle dans un lit, mais toujours bien plus qu’une pause sans faire de sieste.

Avec la sieste, une vigilance accrue

Avec une sieste, la somnolence étant moins importante, la vigilance reste à un niveau optimal. La Fondation Vinci Autoroute a ainsi mesuré des écarts de trajectoire supérieurs de 21 % sur l’ensemble des deux heures, pour les sujets n’ayant pas dormi pendant la pause, voir même une augmentation de 80 % entre la 40e et la 50e minute ! De même, le nombre de franchissement de ligne est multiplié par deux en début d’après midi (entre 13h30 et 14h30).

Sur la route n’oubliez pas de vous arrêter régulièrement et de faire une sieste après le déjeuner pour arriver à bon port en toute sérénité. Bon voyage !

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