Fiat prépare un nouveau modèle électrique d’entrée de gamme qui pourrait devenir l’un des véhicules les plus abordables de son catalogue. Inspirée de la philosophie de la Panda originelle, cette future Pandina privilégierait des choix techniques simples afin de contenir les coûts de production. Son arrivée est attendue dans une nouvelle catégorie européenne baptisée E-car, avec un prix cible fixé autour de 15 000 euros.
Des solutions simples héritées de la première Panda
Commercialisée au début des années 1980, la Panda s’était distinguée par sa conception ingénieuse, pensée pour réduire les coûts sans sacrifier la praticité. Fiat entend aujourd’hui transposer cette philosophie à l’ère de l’électrique.
Le concept Ippo, qui sert de base de réflexion pour ce futur modèle, illustre cette approche. Plusieurs éléments de design ont été imaginés pour simplifier la fabrication, à commencer par des vitres entièrement plates, plus économiques à produire que des surfaces incurvées. Les projecteurs avant et arrière utilisent également un dessin identique de chaque côté du véhicule, ce qui réduit le nombre de composants différents à fabriquer.

Ce concept est le fruit du travail des étudiants Luca Di Tonto et Alessio Vast, sous la direction de François Leboine, responsable du design de Fiat. Ce dernier s’était déjà illustré avec le concept Renault Echo, qui avait largement inspiré la future Renault 5 électrique. Si certains éléments spectaculaires du concept Ippo, comme les roues débordant largement de la carrosserie, ont peu de chances d’être conservés, plusieurs solutions techniques pourraient se retrouver sur le modèle définitif.
Une E-car pour proposer un tarif plus compétitif
La petite électrique de Fiat devrait être commercialisée sous l’appellation Pandina afin de cohabiter avec la Grande Panda. Elle serait également l’un des premiers modèles à intégrer la nouvelle catégorie européenne M1E, aussi appelée E-car.
Cette nouvelle classification se situe entre les quadricycles lourds et les voitures particulières traditionnelles. Les véhicules devront toujours être conduits avec un permis, mais respecteront un cahier des charges spécifique, notamment une puissance plafonnée à 68 chevaux ainsi que des dimensions plus compactes.
L’objectif est de permettre aux constructeurs de développer des automobiles plus abordables, tout en offrant un niveau de protection supérieur à celui des quadricycles actuellement disponibles.
Des compromis assumés pour casser les prix
Afin de limiter les coûts de développement, Fiat devrait partager de nombreux composants avec d’autres modèles du groupe Stellantis. La future Pandina pourrait ainsi reposer sur une base technique commune avec la future Citroën 2CV électrique, mais aussi avec une prochaine génération de la Leapmotor T03.
En contrepartie de ce positionnement tarifaire, les prestations devraient rester modestes. L’autonomie pourrait avoisiner les 200 kilomètres, tandis que la puissance du moteur et les capacités de recharge seraient adaptées à un usage essentiellement urbain.
Cette future citadine vise donc principalement les automobilistes qui circulent quotidiennement en ville ou dans les zones périurbaines. Si son faible coût pourrait séduire un large public, ses caractéristiques techniques risquent de limiter son intérêt pour les trajets longue distance ou pour les conducteurs vivant en milieu rural, où les besoins en autonomie sont généralement plus importants.

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