Moto : 4 réparations à faire vous-même

Une personne en train de réparer lui même sa moto dans le garage de sa maison

Vous envisagez de réparer votre deux roues suite à un problème mécanique ou d’effectuer un simple entretien régulier ? Certaines opérations nécessitent l’intervention de spécialistes. Mais pour des soucis mineurs, vous pouvez prendre en charge l’opération vous-même. C’est l’occasion de faire des économies, mais également de vous améliorer en mécanique. Voyons dans cet article les réparations que vous pouvez faire vous-même et comment procéder.

Le changement de bougie d’allumage

La bougie d’allumage est un élément essentiel dans le fonctionnement de votre moto. Par l’étincelle qu’elle fournit, le mélange air-carburant s’enflamme et provoque une explosion. Les gaz générés entraînent le mouvement de rotation du moteur à travers le piston. Sans la bougie d’allumage ou lorsque celle-ci est défaillante, tout le processus ne peut avoir lieu.

Après certains constats tels qu’un ratage du moteur, un démarrage difficile ou encore un emballement provoquant plus de bruit qu’à l’accoutumée… pensez également à vérifier votre bougie d’allumage.

D’autres facteurs comme la durée d’usage sont aussi à prendre en compte. La norme préconisée par le constructeur est en général de 20 000 km pour une bougie d’allumage.

Pour la changer, il faut d’abord repérer son emplacement dans le moteur, puis se référer au manuel du constructeur pour toutes les opérations :

  • débrancher le fil à bougie,
  • desserrer la pièce à l’aide d’une clé à bougie,
  • la retirer en utilisant un bout de tuyau d’arrosage pour éviter d’abimer le bloc moteur,
  • mettre en place la nouvelle bougie,
  • remettre le câble.

Pour les motos à 4 cylindres, procédez à la même opération pour toutes les autres bougies : sachez que si vous cherchez des pièces pour votre moto, vous pourrez en trouver directement dans les boutiques spécialisées en ligne, que vous disposiez d’un motocross, d’un enduro, d’une moto de route, ou encore d’un scooter.

Une personne qui entretien son 2 roues lui même

Le changement de guidon

Votre guidon présente une déformation après une chute ? Ou vous songez à le remplacer pour une question esthétique ? Sachez que pour assurer le confort et la sécurité du motard, le guidon doit toujours être en bon état et être correctement installé. Lorsqu’il est déformé, il doit être remplacé.

Mais pour redresser un guidon mal positionné, il suffit de dévisser les 4 vis centrales, puis de régler sa hauteur et son inclinaison. Resserrez les vis dès l’obtention de la position idéale.

Pour un remplacement, dévissez les principaux éléments :

  • les deux poignées : dévissez chaque élément si le commodo est indépendant de la poignée,
  • les rétroviseurs,
  • le guidon lui-même,
  • placez le nouveau guidon,
  • et continuez l’opération dans le sens inverse.

Il faut noter que certains modèles sont plus complexes du fait de l’autonomie des éléments. Pour cela, il est nécessaire d’agir méthodiquement et de bien repérer les différentes pièces et leur fixation avant toute opération de démontage. Pour l’achat de votre guidon, les magasins spécialisés dans la vente de pièces de moto en ligne sont vos alliés.

Le remplacement des ampoules de feux

Pour les engins à deux roues, le bon fonctionnement de tous les feux est indispensable et obligatoire. Ainsi, il faut remplacer rapidement les ampoules défectueuses.

Changez l’ampoule de votre phare moto

Souvent, les motards ont du mal à accéder à l’ampoule à cause du carénage. Pourtant, le démontage de ces éléments est nécessaire si vous envisagez de remplacer l’ampoule de votre phare.

Il faudra donc :

  • démonter les éléments encombrant l’accès à l’ampoule. Rangez-les suivant l’ordre de démontage. À noter qu’il faut éviter de perdre la moindre vis relative à chaque pièce,
  • retirer les caoutchoucs qui protègent le phare de votre moto,
  • débrancher la prise pour accéder à votre ampoule de phare,
  • retirer l’ampoule de manière délicate,
  • nettoyer le logement,
  • installer l’ampoule de rechange,
  • procéder aux mêmes opérations mais en sens inverse,
  • régler le nouveau phare.

Pour ce qui est du choix de l’ampoule, la LED est une option intéressante. Durable dans le temps, ce modèle vous offre un éclairage plus net que celui de l’ampoule halogène.

Escapade en moto sur une route de campagne

Changez l’ampoule du feu arrière

Changer l’ampoule du feu arrière est plutôt simple. Il faut :

  • démonter le cache à l’aide d’un tournevis. Dans certains cas, l’accès à la vis à l’intérieur du fuselage nécessite le démontage de la selle,
  • retirer l’ampoule en appuyant et en tournant vers la gauche,
  • remplacer l’ampoule par la nouvelle en appuyant et en tournant vers la droite,
  • replacer le cache,
  • vérifier le bon fonctionnement de votre feu arrière.

Le changement des plaquettes de frein de sa moto

Les plaquettes sont vitales pour le système de freinage de votre engin à deux roues. Leur action permet d’appuyer sur le disque, créant ainsi une friction qui ralentit sa rotation, ralentissant également la roue de votre moto.

Au fur et à mesure de leur utilisation, ces éléments s’usent et, arrivé à une certaine épaisseur (2 mm au minimum), il est fortement conseillé de changer les plaquettes de frein avant qu’elles ne puissent plus assurer leurs fonctions. Les vibrations ou bruits au niveau de freinage constituent également un mauvais signe pouvant vous alerter.

Pour le remplacement de vos plaquettes de frein, faites des réserves en quantité de liquide de frein avant le démontage. Cela vous permettra de le remettre à niveau en cas de besoin. Sachez que pour éviter les prises d’air, le bocal ne doit en aucun cas être vide lors du changement des plaquettes.

Démontez les plaquettes usagées

Pour le démontage des plaquettes de frein, il convient de :

  • retirer une partie du liquide de frein à l’aide d’une grosse seringue, sans vider le bocal. Le niveau du liquide doit se trouver sur le mini pour ne pas déborder au moment de pousser sur les pistons,
  • sortir l’étrier du frein : généralement, celui-ci est fixé par 2 vis en bas de fourche ou bien masqué par des caches. Si votre moto est à double étrier, faites-les sortir l’un après l’autre. Séparez-les du disque en retirant le boulon de fixation,
  • retirer les plaquettes de frein : libérez-les de leur support en enlevant la fixation (vis ou goupilles),
  • nettoyer les pistons des étriers : utilisez un produit nettoyant spécial frein,
  • repousser les pistons (utiliser un tournevis pour servir de levier) : au cours de cette opération, le niveau du liquide dans le bocal doit être remonté.

Installez les nouvelles plaquettes de frein

Mettez les plaquettes dans leurs logements et assurez-vous que tout soit parfaitement installé avant de serrer l’axe et de remettre les goupilles ou vis, puis l’étrier.

Pour remonter l’étrier sur le disque, il faut maintenir les plaquettes écartées à l’aide du doigt, puis glisser l’ensemble sur le disque. La fixation de l’étrier se fait dès que tout le dispositif est en place.

Procédez à la vérification comme suit après le remontage de toutes les pièces :

  • vérifiez le niveau du liquide de frein dans le bocal et actionnez le levier de frein à plusieurs reprises,
  • assurez-vous du bon fonctionnement du système de freinage,
  • procédez à un essai pour tester l’efficacité du nouveau dispositif.

À noter qu’il est déconseillé de mettre de nouvelles plaquettes sur un disque en mauvais état.

Le choix des plaquettes de frein pour une sécurité optimale

Pour une meilleure sécurité, il convient d’opter pour un modèle de plaquettes qui correspond parfaitement à la qualité de vos disques et bien sûr à votre usage.

Les plaquettes de frein en métal fritté ne sont par exemple pas adaptées à un disque en fonte. De même, un élément organique est plus tendre et se détériore plus vite qu’un élément métallique.

Pourtant, les plaquettes organiques sont meilleures en usage routier classique et celles en métal fritté sont efficaces pour des parcours nécessitant beaucoup de freinage.

Dans tout le cas, les plaquettes « racing » sont adaptées à un usage routier intense. Elles disposent d’un seuil d’efficacité autour de 150 à 200 °C.

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