Taxis conventionnés : qu’est-ce que c’est ?

Un taxi conventionné

Suite à un accident ou à une maladie longue durée, vous êtes tenu de vous rendre fréquemment dans un centre hospitalier. Seulement, c’est un coût que vous n’êtes pas en mesure de supporter. Le seul fait de penser à l’investissement financier vous donne parfois envie de jeter l’éponge… Avant de faire une croix sur vos besoins médicaux, familiarisez-vous avec le concept de taxi conventionné. Il s’agit de véhicules agréés par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) pour réaliser le transport de personnes blessées ou malades. Discrets, leurs prestations sont en outre intégralement remboursées par la sécurité sociale.

Qu’est-ce qu’un taxi conventionné CPAM ?

Extérieurement, peu de choses distinguent un taxi conventionné d’un taxi conventionnel. Seuls les observateurs aguerris remarqueront la présence d’un petit logo bleu sur la vitre arrière. Se présentant sous la forme d’un cachet rond, il porte la mention « Taxi conventionné : organisme d’Assurance Maladie ».

Pour obtenir cette mention, les chauffeurs de taxi doivent obligatoirement avoir obtenu l’aval de la CPAM. Ce n’est qu’ainsi qu’ils auront le droit de transporter des personnes en situation de détresse médicale. À noter que les taxis conventionnés gardent une apparence standard. Vue de l’extérieur, ils ressemblent comme deux gouttes à des berlines standards.

Pour bien comprendre la nature de ces taxis pas comme les autres, il s’avère utile de les comparer aux VSL. Entendez par là Véhicule Sanitaire Léger. Conduits par des ambulanciers, ces derniers peuvent transporter un maximum de trois personnes et ont les fasciés typiques des automobiles médicales.

Pendant longtemps, les VSL ont été la seule option possible pour assurer le Transport Assis Personnalisé (TAP) en direction des structures de soin. Cependant, face à la démographie galopante, ils ont vite été en sous-effectif. C’est à ce moment que les taxis conventionnés sont entrés en jeu, afin de mettre un terme au goulot d’étranglement qui régissait le transport des malades.

Quelles sont les différences entre les VSL et les taxis conventionnés ?

En lisant le premier paragraphe, il est tentant de limiter les différences entre VSL et taxis conventionnés à un domaine purement esthétique. L’un est blanc et arbore des insignes médicaux tandis que l’autre est plus passe-partout. Pour autant, les dissemblances ne s’arrêtent pas là.

À la différence du VSL, le taxi conventionné peut effectuer des courses dites classiques. Son action ne se limite pas au champ médical, loin de là. Il y a même de fortes chances pour que vous en ayez déjà utilisé pour accomplir vos missions.

Par ailleurs, alors que le chauffeur du VSL est tenu d’avoir suivi une formation paramédicale, celui du taxi conventionné est libre de cette obligation. Du moment qu’il dispose de son permis et obtient l’agrément de la CPAM, il est libre d’exercer sa profession comme bon lui semble. Et ce n’est pas tout…

Légalement, le taxi conventionné est tenu d’avoir une trousse de secours. En revanche, rien ne dit que le chauffeur soit dans l’obligation de réaliser les premiers soins. En effet, étant donné que ce dernier n’a ni diplômes, ni qualifications professionnelles, il ne peut poser d’actes médicaux. À l’inverse, les conducteurs de VSL doivent pouvoir intervenir si besoin est.

Malgré ces quelques différences, le taxi conventionné n’a pas de peine à se substituer au VSL classique. Après tout, il n’a pas immédiatement connu le succès par hasard… Offrant une discrétion sans bornes, il permet aux personnes malades de se rendre à l’hôpital rapidement et sans alerter le voisinage sur leur état de santé. Attention cependant, pour bénéficier de ces prestations, il est nécessaire de remplir certaines conditions.

Qui a droit au taxi conventionné ?

Pour que vos allers-retours entre les différents centres de santé soient pris en charge, il est nécessaire d’être soit malade, soit à mobilité réduite. De façon générale, les personnes faisant appel à un taxi conventionné sont des particuliers ayant régulièrement besoin de se rendre dans un hôpital. Kinésithérapie, traitement du cancer, arthrose, dialyse… Il y a mille et une raisons de devenir dépendant d’une formation hospitalière.

Toutefois, il ne suffit pas de verbaliser son besoin pour se voir rembourser ses frais de déplacement. Pour que la CPAM accède à votre requête, demandez à votre médecin traitant de vous faire une prescription médicale de transport. Sur ce document figureront toutes les mentions relatives à votre état de santé.

Dès que vous avez ce bon de transport en main, il est temps de solliciter un taxi conventionné. Ce dernier se chargera alors de vous récupérer à votre domicile afin de vous conduire à l’hôpital, et ce de façon régulière. Bien évidemment, il vous ramènera chez vous une fois les séances terminées. De plus, si vous désirez être récupéré ailleurs que chez vous, il se fera un plaisir de venir vous chercher.

Véritable solution salvatrice, le taxi conventionné permet d’assurer un suivi sans failles des traitements médicaux.

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