Thierry Bolloré prend la tête de Jaguar Land Rover

Thierry Bolloré Jaguar land Rover

Thierry Bolloré est passé par de nombreuses entreprise liées au mode automobile comme Michelin, Faurecia et plus récemment Renault. Il prend désormais la tête de Jaguar Land Rover alors que le groupe anglais est en difficulté.

Après 10 ans comme PDG de Jaguar Land Rover, Sire Ralph Speth a annoncé le 10 janvier dernier, ne pas briguer de nouveau mandat à la tête de l’entreprise britannique. Pour le remplacer, M. Chandrasekaran, Président du groupe indien Tata qui détient Jaguar Land Rover depuis 2008, a nommé Thierry Bolloré à la tête du vénérable groupe britannique et à déclaré à cette occasion : »Je suis ravi d’accueillir Thierry chez Jaguar Land Rover. C’est un chef d’entreprise reconnu mondialement avec une expérience avérée dans la mise en œuvre de transformations complexes. Thierry Bolloré apportera son expertise à l’un des postes stratégiques de l’industrie automobile ».

Un parcours automobile

Thierry Bolloré a commencé sa carrière en 1990 chez Michelin. Il a progressivement gravi les échelons jusqu’à devenir vice-président, en charge de l’industrie, de la branche avion de l’équipementier clermontois. Il quitte l’entreprise de pneumatique en 2005 pour Faurecia (qui appartient à PSA) comme vice-président Asie. Après plusieurs postes occupés, il part chez Renault en septembre 2012. Il finit par devenir, en 2018, le bras droit de Carlos Ghosn qu’il avait déjà rencontré chez Michelin. Mais en octobre 2019, il est congédié par le conseil d’administration suite à des conflits internes, notamment avec et Jean-Dominique Senard, président du losange depuis la chute de Ghosn.

Jaguar Land Rover en mauvaise posture

Mais à partir du 10 septembre 2020, soit moins d’un an après son éviction de chez Renault, Thierry Bolloré se trouvera donc en charge de Jaguar Land Rover. S’il a affirmé que c’était  »un grand privilège de diriger cette entreprise fantastique », le défi n’en est pas moins important. En effet, si le groupe a connu une forte croissance depuis son rachat par Tata en 2018, il se trouve être en difficulté depuis 2018 : La petite Jaguar XE, qui devait faire du volume et concurrencer les Mercedes Classe C et BMW Série 3, n’a pas répondu aux attentes, le succès en Chine, considérée comme un eldorado par beaucoup de constructeurs, n’est pas au rendez-vous et de multiples plateformes, héritées de l’age Ford, empêchent la rationalisation des coûts. Enfin, les émissions de CO2 importantes de JLR, dû aux nombreux 4×4 et au déploiement tardif de modèles hybrides rechargeables et électriques, risquent d’entraîner des amendes importantes en Europe suite à la mise en place des normes anti-pollutions.

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