PSA / FCA : la fusion toujours d’actualité mais des dividendes annulés

PSA FCA

PSA et FCA ont annoncé leur fusion fin 2019. Si celle-ci est toujours d’actualité, les deux groupes ont dû renoncer au versement des dividendes pour cause de covid-19. 

PSA et FCA sont actuellement en train de finaliser une fusion 50 / 50 qui n’est pas remise en question après un début d’année 2020 compliqué par l’apparition du coronavirus et le ralentissement, voir l’arrêt, de la production et de la vente d’automobiles au niveau mondiale. En revanche cet épisode, qui n’est pas malheureusement pas terminé, a sévèrement entamé les liquidités des deux groupes.

PSA et FCA ont indiqué renoncer au versement des dividendes ordinaires prévue pour les actionnaires au titre de l’exercice 2019. C’est par un communiqué de presse commun que les groupes français et italo-américains l’ont annoncé : « Le conseil d’administration de Fiat Chrysler Automobiles (FCA) et le directoire de PSA ont chacun décidé aujourd’hui de ne pas distribuer de dividende ordinaire en 2020 lié à l’exercice 2019, à la lumière de l’impact de la crise actuelle du COVID-19 ». Pour rappel, ces dividendes devaient représenter une somme de 1,1 milliard d’euros.

Une fusion toujours d’actualité

La fusion des deux constructeurs n’est donc pas remise en question, les deux parties comptant bien la mener à son terme. Ils ont ainsi déclaré : « Les préparatifs de la fusion 50/50 de leurs activités, annoncée en décembre 2019, avancent bien, notamment en ce qui concerne les réglementations antitrust et autres dépôts réglementaires. La réalisation de la fusion projetée doit intervenir dans les délais prévus, avant la fin du premier trimestre 2021, sous réserve des conditions de réalisation habituelles ». Cette fusion doit encore être approuvée par l’Union Européenne qui rendra son verdict le 17 juin prochain. Bruxelles approuvera, ou pas, l’opération, avec ou sans condition.

Mais le doute plane encore sur la possibilité financière de fusion entre ces deux géants de l’automobiles. En effet, leurs valorisations boursières respectives ont fortement baissées entre le moment de l’annonce de la fusion et maintenant  avec -44 % pour FCA, -42 % pour PSA et -37 % pour Faurecia, équipementier automobile et filiale de PSA. Hors FCA a promis a ses actionnaires un dividende exceptionnel de 5,5 milliards d’euros avant la fusion, quand PSA doit céder aux siens 46 % de sa participation à Faurecia qui a perdu près d’un milliard d’euros de sa valorisation, ce qui n’enchante pas ses futurs actionnaires… Et les perspectives à court terme ne sont pas forcement très engageantes avec une reprise du marché difficile comme l’explique Patrick Koller, directeur de Faurecia « alors que les activités en Chine ont effectivement redémarré, nous prévoyons que le deuxième trimestre se révélera plus difficile en Europe et en Amérique du Nord ».

Un futur groupe de 13 marques ?

La fusion de PSA et FCA, bénéfique pour les deux partis, devrait bien avoir lieu et donner naissance au quatrième groupe mondiale qui posséderait pas moins de 13 marques (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall pour PSA et Fiat, Alfa Romeo, Lancia, Abarth, Maserati, Chrysler, Dodge, Jeep pour FCA). Mais la crise étant passée par là depuis la signature de leur réunion, pourrait rebattre les cartes d’une fusion 50 / 50 annoncée égalitaire, avec un affaiblissement plus prononcé de PSA suite à la baisse de valorisation boursière de sa filiale Faurecia ce qui pourrait engager une renégociation du contrat initialement prévu.

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